Guide des uchronies dans la SF

Guide des uchronies dans la SF
 ©Ace SF Specials – 1968 – Léo et Diane Dillon

Troisième volet du dossier sur les voyages temporels, les mondes parallèles et les uchronies dans la SF.


Le terme « uchronie » est inventé en 1857 par Charles Renouvier. Formé des mots grecs ou (« non ») et chronos (« temps »), il désigne un « non-temps » : une Histoire réinventée à partir d'une divergence avec les faits établis. (*) Républicain et défenseur d'une société laïque, Renouvier recourt à ce procédé pour affirmer une conviction : le libre arbitre doit guider les affaires humaines, non la fatalité ou le déterminisme historique.

L'uchronie repose sur un mécanisme précis : l'auteur choisit une situation historique réelle, y introduit une bifurcation — ce que Renouvier appelle le « point de divergence » ou « événement fondateur » — et en imagine les conséquences possibles. Bien avant lui, Pascal avait saisi l'essence de ce principe dans ses Pensées (1670) : « Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. »

Les deux temps structurants de l'uchronie

L'architecture narrative de l'uchronie repose sur deux temporalités distinctes : le temps de la divergence (le moment où l'Histoire bifurque) et le temps de l'action (l'époque où se déroule le récit). L'écart entre ces deux temporalités conditionne largement l'orientation et la crédibilité du texte.

Les auteurs d'uchronies disposent d'un espace de jeu entre le point de divergence et le temps de l'action, dont l'ampleur varie selon leurs choix narratifs et leur degré d'exigence historique. Les lecteurs attachés à la cohérence causale privilégient les divergences plausibles et les reconstructions rigoureuses. À l'instar des amateurs de romans policiers, ces passionnés deviennent des détectives en herbe. Ils s'adonnent à un jeu de piste consistant à reconstituer l'enchaînement des événements : une modification en entraîne une autre, et ainsi de suite, depuis le point de divergence — parfois à deviner — jusqu'au présent du récit. La succession des causes et des effets doit demeurer crédible et convaincante. (1)

Éric B. Henriet, spécialiste de l’uchronie, souligne la nécessité de maintenir un écart raisonnable entre la divergence historique et le temps de l’action. Sans cette précaution, les effets du chaos ou du « battement d’aile du papillon » risquent de rendre le monde alternatif incohérent, voire si éloigné de notre réalité qu’il relèverait davantage de la science-fiction ou de la fantasy que de l’uchronie. Lors de la conférence « SF et Histoire » aux Galaxiales de Nancy (1996), Raymond Iss et Stéphanie Nicot proposent une limite : l’écart entre ces deux dates ne devrait pas excéder vingt à trente ans. Selon eux, le lecteur attend une cohérence narrative et une rigueur historique qui écartent les raccourcis et autres facilités. Pourtant, des œuvres majeures contredisent cette règle. Roma Æterna de Robert Silverberg, qui couvre plus d'un millénaire, ou Les Chroniques des années noires de Kim Stanley Robinson, qui s'étendent sur plusieurs siècles, démontrent qu’une maîtrise narrative remarquable peut franchir de vastes écarts temporels sans perdre en crédibilité.

Pour répondre aux exigences de cohérence historique, les auteurs disposent de plusieurs stratégies permettant de révéler progressivement leur Histoire alternative : le développement linéaire qui retrace chronologiquement l'évolution depuis la divergence, la méthode rétroactive qui dissémine les indices à travers dialogues et décors, ou encore la technique des tableaux qui offre plusieurs « vues » d'époques différentes. (1)

Quant aux personnages des uchronies, ils n'ont souvent pas conscience de vivre dans une variante de la « véritable » Histoire. Cette absence de recul renforce l'effet d'immersion et confère au récit une vraisemblance troublante.


Quand les auteurs réécrivent l'Histoire

Louis Geoffroy, pseudonyme de Louis-Napoléon Geoffroy-Château, naît en 1803 et meurt en 1858. Il est le fils d'un officier mort à Augsbourg en 1806. En 1836, il publie Napoléon et la conquête du monde, un roman uchronique construit selon un développement linéaire.
"L’histoire débute en 1812 devant Moscou en flammes. Napoléon et son armée ne s’y attardent pas et, au lieu de revenir sur leurs pas et de sombrer dans la Bérézina, ils obliquent vers Saint-Pétersbourg et capturent le tsar Alexandre. [...] En juin 1814, il envahit l’Angleterre. [...] En juin 1821, l’Empereur décide de s’attaquer au reste du monde et il reprend là où il avait échoué quelques décennies plus tôt : en Égypte. Puis c’est l’Asie où il est battu une seconde fois devant Saint-Jean-d’Acre, mais ce sera sa dernière défaite, le petit homme sachant tirer les leçons. Bientôt, la Perse, la Chine, l’Inde et même le Japon tombent sous son joug. Il aborde l’Australie dont il explore l’intérieur et revient en Europe via l’Afrique qu’il domine également intégralement, après en avoir terminé l’exploration en 1827. Devant une telle puissance, l’Amérique se soumet par décision du congrès en mars 1827. Napoléon possède alors la Terre entière. Il impose la Monarchie universelle et la langue française partout." (1)

Ward Moore a fait gagner la guerre de Sécession aux Sudistes dans Autant en emporte le temps (1953). Le Sud esclavagiste et prospère y domine un Nord appauvri, où une population famélique lutte pour survivre dans des villes délabrées — New York n’étant plus qu’un immense taudis — tandis que Richmond, Washington et Mexico figurent parmi les centres les plus riches. Moore recourt à une méthode rétroactive, laissant le lecteur reconstituer l’histoire alternative à travers le parcours du jeune héros.
Comme le note l'historien et chroniqueur Éric Vial : "Le Sud y a triomphé en 1863, et dans le Nord, entre récession et racisme, on suit un gamin mal à l'aise dans une société étouffante, qui tente sa chance en ville, travaille dans une librairie, lit avec passion, et a l'occasion de bénéficier d'une fondation semi-clandestine, havre scientifique où se construit une machine à remonter le temps... [...] Et si quelque adolescent se plaindra du manque d'action, ou si le style s'est parfois patiné, une lecture innocente est possible, comme si l'histoire avait été écrite hier : après plus d'un demi-siècle, cela fait la différence entre un document pour spécialistes et un classique increvable." (2)

Le Maître du haut-château (1962) de Philip K. Dick se déroule dans les années 1960, dans une Amérique occupée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Le roman ne comporte ni héros, ni narrateur prédominant, et multiplie les protagonistes et les points de vue. Dick maîtrise parfaitement la méthode rétroactive : à travers les dialogues, les objets d'art, les références culturelles et les pratiques sociales de ses personnages, il laisse entrevoir les modifications historiques sans jamais les expliciter frontalement. D'un chapitre à l'autre, l'intrigue est appréhendée au travers du regard de Robert Childan, un marchand d'art américain, de M. Tagomi, un homme d'affaires japonais, de Frank Frink, un ouvrier américain qui dissimule sa judéité, de Juliana, sa femme qui l'a quitté et de Baynes, un homme d'affaires suédois qui se rend à San Francisco pour une mission de la plus haute importance. Leurs trajectoires convergent dans une Amérique dominée par les vainqueurs de l'Axe, où les Japonais recourent à la divination pour orienter leurs décisions, grandes ou petites. Un livre circule sous le manteau, Le Poids de la sauterelle, qui est une uchronie dans l'uchronie puisqu'il raconte l'histoire d'une défaite allemande et d'une victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.

Dans Pavane (1968), Keith Roberts imagine quelle société britannique aurait pu naître si la Grande Armada de Philippe II d’Espagne avait triomphé. Il pose plusieurs hypothèses : la reine Élisabeth Ire est assassinée en 1588, l’Invincible Armada surmonte la tempête et réussit son invasion. La Papauté prend alors le contrôle du pays, tandis que les avancées techniques sont jugées hérétiques. Construite sous forme de mosaïque, cette uchronie présente une Angleterre profondément catholique, ancrée dans la tradition romaine. Roberts y déploie la technique des tableaux : il multiplie les « vues » de son univers alternatif, changeant de milieu social et de période, depuis la vie d’un conducteur de locomotive jusqu’aux bouleversements de grande ampleur. La vapeur et les sémaphores dominent un monde où l’électricité et l’industrialisation moderne n’ont jamais vu le jour.
"Mais si Pavane a marqué son époque, c’est aussi parce qu’il illustre une exigence fondamentale de toute uchronie : pour convaincre, elle doit dépasser la simple duplication allégorique du « monde tel qu’il est » et proposer une divergence capable de redessiner un paradigme historique." (3)


L’uchronie entre maturité et renouveau (1990-2010)

Les amateurs de steampunk apprécieront Les Conjurés de Florence (1994) de Paul McAuley, qui remodèle la Renaissance. Au tout début du XVIe siècle, Florence a déjà accompli sa révolution industrielle : Léonard de Vinci a renoncé à la peinture pour donner vie aux machines qu'il dessinait dans ses carnets... McAuley utilise la méthode rétroactive en semant dans son intrigue policière des indices visuels et technologiques qui laissent progressivement apparaître l'ampleur des transformations historiques. La perle de la Toscane reste cependant la ville des grands peintres, des grands architectes et des fêtes... mais aussi des intrigues sophistiquées et des morts mystérieuses. Comme celles de Raphaël et de son assistant. Qui est à l’origine de ces meurtres ? Sur fond de rivalité entre l'Italie et l'Espagne et de rébellion savonaroliste, le jeune apprenti peintre mène l'enquête aux côtés de Machiavel, journaliste à la Gazette de Florence, qui joue les Sherlock Holmes avant la lettre... L’enjeu de ces crimes se révèle peu à peu, mêlant intrigues politiques, religieuses et artistiques... "Les Conjurés de Florence peut se lire à deux niveaux : soit comme un hommage à la littérature populaire — fantastique et policier plutôt que SF d'ailleurs — soit comme une réflexion passionnante sur les conséquences du progrès scientifique et la responsabilité de ceux qui en sont les artisans." (4)

Rachel Tanner, historienne et archéologue de formation, publie L'empreinte des dieux en 2000, premier volet d'un diptyque salué par la critique. Magie, affrontements avec les légions romaines, prophéties et interventions divines traversent cette Antiquité réinventée. Nous sommes au VIIIe siècle après Jésus-Christ : dans un Empire romain qui refuse de mourir, le culte de Mithra est devenu la religion dominante. Mais les anciens dieux ne se rendront pas sans combattre et Rome, en proie à la corruption et aux complots, cherche à retrouver sa splendeur passée. Entre Frédérique Braffort, grande prêtresse de Mithra, et sa cousine Judith, élève de la terrible magicienne Ygrene, la confrontation paraît inévitable. Tanner recourt à la méthode rétroactive : au fil d'une intrigue menée de façon chronologique, elle révèle peu à peu les particularités de cette Rome alternative à travers les rituels religieux, l'architecture urbaine et les références culturelles, laissant apparaître un monde où le christianisme n'a jamais triomphé. " Fondée sur un commentaire d'Ernest Renan — « Si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithriaste. » -, cette uchronie est le théâtre d'une ample épopée fantastique où l'on croisera, entre autres personnages, un certain Charles qui dans d'autres circonstances serait devenu empereur sous le nom de Charlemagne. [...] Ce récit flamboyant évoque les œuvres de Guy Gavriel Kay, sans que Tanner ait à pâtir de cette flatteuse comparaison." (5)

Dans Chroniques des années noires (2002), Kim Stanley Robinson imagine un monde où deux vagues de peste, au XIVᵉ siècle, déciment presque toute la population européenne. Avec l’Europe chrétienne effacée de l’échiquier mondial, l’Islam et la Chine s’affirment comme les deux principales puissances, chacune étendant son influence jusqu’à une confrontation inévitable. Sur plusieurs siècles, Robinson retrace les répercussions de cette disparition de la domination occidentale et montre comment les révolutions technologiques et sociales émergent dans d'autres régions du globe. L'auteur applique ici la technique des tableaux, multipliant les « vues » de son univers à des moments de plus en plus éloignés de la divergence initiale. Avec érudition, il aborde la montée et la chute des empires, tout en suivant des personnages qui se réincarnent au fil des siècles, liés par le karma. À chaque réincarnation, ils se retrouvent dans de nouveaux corps et font face à des questions de justice, d'oppression et d'inégalités, avec pour espoir de contribuer à bâtir un monde meilleur.
Robinson y défend une conviction profondément humaniste : "le vrai « sens de l'Histoire » ne réside pas dans les conflits pour le pouvoir et le cumul des richesses, mais dans la vie quotidienne des individus." (6)

Roma Æterna (2003) de Robert Silverberg relève d'une uchronie stricte, sans recours au voyage temporel, aux univers parallèles ou à la magie. L'auteur y combine technique des tableaux et développement linéaire, parcourant quinze siècles d'histoire alternative à travers une série de moments-clés articulés chronologiquement. "La ligne historique résultant de la divergence est la seule existante. Comme l'exprime le court prologue — un dialogue entre deux historiens romains — les Hébreux n'ont pas accompli leur exode vers la Palestine. Ils sont demeurés en Égypte et le judaïsme n'a pas donné naissance par la suite au christianisme. Nous nous trouvons donc devant un Empire romain qui a perduré au-delà du terme historique dont nous avons connaissance par ailleurs. [...] Robert Silverberg instaure un dialogue entre les œuvres vives de l'Histoire et le tressautement éphémère de l'existence humaine. De cet échange résulte, non une révision de l'Histoire, mais une variante, et on se rend compte que si l'Histoire a bifurqué, ce n'est pas pour emprunter un sentier radicalement différent. Pour s'en convaincre, il suffit de dérouler le fil des événements relatés dans Roma Æterna. On y retrouve globalement et jusque dans les dates — une fois la conversion faite dans le calendrier chrétien — une ligne historique qui correspond à la nôtre." (7)

Les uchronies aux temporalités multiples

Certains uchronistes maintiennent plusieurs lignes temporelles en tension, rendant l'Histoire elle-même indécidable. Christopher Priest en donne un exemple particulièrement abouti.
Que s'est-il réellement passé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où Rudolf Hess s'est envolé d'Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne ? Son avion a-t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a-t-il réussi sa mission sans en informer Adolf Hitler ? C'est à toutes ces questions que tente de répondre l'historien Stuart Gratton. Il s'intéresse au destin de deux frères jumeaux, Joe et Jack Sawyer, qui ont rencontré Hess en 1936 aux jeux olympiques de Berlin.
"Cela devient une banalité à dire, mais chaque livre de Christopher Priest est un événement. La Séparation (2002) ne déroge pas à la règle et brode sur l'un des thèmes favoris de l'auteur : l'interpénétration d'univers. [...] Priest pousse la méthode rétroactive à son paroxysme : les indices de la divergence historique sont éparpillés dans un kaléidoscope de documents contradictoires, obligeant le lecteur à reconstituer lui-même la cohérence d'une Histoire qui se dédouble. " (8)

Le Déchronologue (2009) de Stéphane Beauverger illustre une approche narrative hybride particulièrement raffinée. Beauverger combine la méthode rétroactive avec une variante originale de la technique des tableaux. Dans les Caraïbes du XVIIe siècle, le capitaine Henri Villon, flibustier huguenot, affronte d'étranges phénomènes temporels perturbant son quotidien de corsaire. L'auteur égrène les indices de ces interventions temporelles à travers les dialogues de l'équipage, les observations météorologiques inhabituelles et les objets anachroniques qui surgissent mystérieusement.
"Dans ce décor fait d'aventures maritimes, l'uchronie s'installe rapidement à mesure que la science-fiction vient bousculer l'Histoire caribéenne. L'intrigue principale du Déchronologue ne raconte finalement rien d'autre que les dommages collatéraux de voyages temporels mal définis. L'originalité de l'approche tient dans le fait que le récit apporte le point de vue exclusif d'un narrateur qui, malgré son esprit éveillé, ne possède pas les clés lui permettant de comprendre tous les événements au cœur desquels il navigue. [...] La situation demeure nécessairement assez nébuleuse aux yeux de Villon, et seul le lecteur peut chercher à combler de son côté les lacunes et à utiliser son bagage afin d'imaginer l'ensemble d'une fresque temporelle dont nous ne discernons qu'un fragment. [...] En résumé, nous tenons là un exceptionnel récit d'aventures, mêlé à une histoire de guerre temporelle présentée de manière originale et splendidement lacunaire, servi par une écriture impeccable au souffle puissant, et doublé d'un exercice de style maîtrisé et réussi... Qu'espérer de mieux ?" (9)


Conclusion

L’uchronie s’invite partout : exercice intellectuel pour repenser l’Histoire, elle est aussi un langage du regret. Elle interroge la liberté, la contingence et la portée de nos décisions. L’uchronie est au passé ce que la science-fiction est au futur : elle s’attache aux possibles du passé.

Certaines œuvres expriment des préoccupations qui traversent les décennies. Philip K. Dick montre comment l'Amérique occupée révèle les fragilités de la démocratie et les compromissions du quotidien sous la dictature. Quarante ans plus tard, Christopher Priest pose la même question autrement : une paix négociée avec Hitler aurait-elle évité l'Holocauste, et à quel prix ? Cette permanence des questions est celle du genre lui-même. Théorisée en France au XIXᵉ siècle par Renouvier, l'uchronie a gagné les États-Unis avec l'essor de la science-fiction et l'émergence de nouvelles théories physiques, comme celle des univers multiples. Aujourd'hui, elle irrigue la littérature, le cinéma, les séries et les jeux vidéo. En offrant un laboratoire de pensée où réexaminer les événements majeurs, elle répond à un besoin contemporain — comprendre les ressorts de l'Histoire — et constitue un outil de réflexion politique et sociale, une résistance au déterminisme. Comme le rappelait Gérard Klein : « Cultiver l'uchronie et par exemple lire Pavane, c'est se poser d'une autre manière l'éternelle et lancinante question : d'où venons-nous, où allons-nous ? C'est une excellente introduction à la prospective. » (10)


(*) Charles Renouvier invente le terme dans Uchronie, tableau historique apocryphe des révolutions de l'Empire romain et de la formation d'une fédération européenne (1857), publié anonymement. L'ouvrage est réédité intégralement en 1876 sous le titre Uchronie (l'Utopie dans l'histoire). Esquisse historique apocryphe du développement de la civilisation européenne tel qu'il n'a pas été, tel qu'il aurait pu être.

Sources :

(1) In : Henriet, Eric B. (2009). L'uchronie. Paris : Klincksieck.
(2) In : Éric VIAL - Première parution : 1/6/2000 - dans Galaxies 17 - Mise en ligne le : 1/11/2001
(3) In : Roger BOZZETTO - Première parution : 1/12/2004 dans Galaxies 35 - Mise en ligne le : 7/1/2009
(4) In : Benoît DOMIS - Première parution : 1/6/1998 dans Galaxies 9 - Mise en ligne le : 29/4/2009
(5) In : Pascal PATOZ - Première parution : 4/6/2002 - nooSFere
(6) In : Tom CLEGG - Première parution : 1/12/2003 dans Galaxies 31 - Mise en ligne le : 8/12/2008
(7) In : Laurent LELEU - Première parution : 1/1/2008 dans Bifrost 49 - Mise en ligne le : 12/6/2009
(8) In : Bruno PARA - Première parution : 17/4/2005 nooSFere
(9) In : Pascal PATOZ - Première parution : 28/3/2009 nooSFere
(10) In : Gérard Klein - Préface du roman de Keith Roberts, Pavane - Livre de poche : https://www.quarante-deux.org/archives/klein/prefaces/lp227061.html

Nos chaleureux remerciements aux chroniqueurs, notamment Éric Vial, dont les critiques ont été reproduites avec son aimable autorisation, aux revues Bifrost et Galaxies, ainsi qu’à NooSFere pour son travail de valorisation de la science-fiction de langue française.